Langoëlan

samedi 13 mars 2021

Photos inédites - Manoir de Coët-Codu

Des photos inédites du manoir de Coët-Codu m'ont été transmises par Mme Lebel, dont les parents (Jean et Marie-Joseph Morvan) possédaient le manoir jusqu'en 1960-61. Les photos datent de cette époque. 

Il n'y avait pas d'eau, pas d'électricté, seulement le lavoir de l'autre côté de la route. Ce lavoir existe toujours mais est complètement recouvert par la végétation. 

Coët Codu 5

Coët Codu 7

Coêt Codu 2

Coët Codu 3

Coët Codu 4

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mercredi 22 avril 2020

Je relaye une demande de Marie-Chantal Le Bail-Guillemot qui demande si quelqu'un reconnait la personne sur cette photographie, datant de 1930-1935.

 

 

 

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vendredi 27 mars 2020

Pierre Duchélas - extrait d'un futur livre

Un nouveau livre est en préparation. Il s'agit de l'histoire de Pierre Duchélas, le chouan de Langoëlan. Une grosse série de documents provenant des archives du Morbihan ont été consulté. Et la pêche a été plus que bonne...

Pour vous donner un avant-goût, je partage ce petit extrait:

 

"[...] Au mois de mai (1795), Duchélas fait rassembler à nouveau sa division. Des hommes à lui parcourent les communes et mobilisent les paysans. Ils en profitent pour déborder légèrement sur le département des Côtes du Nord et le district de Rostrenen en recrutant dans les villages de Plougainevel, Plélauf, Lescouët et Mellionnec.

Dans le même temps, les républicains capturent un subordonné de Duchélas : Salvar, surnommé « capitaine Miguel ». Celui-ci, et les hommes pris avec lui, sont emprisonnés à la maison d’arrêt du district. Depuis l’attaque du mois de janvier, le Faouët est vu comme une ville vulnérable aux attaques des chouans. Les blancs sont persuadés qu’ils peuvent renouveler une attaque sur le chef-lieu, en ne reproduisant pas les erreurs commises le 29 janvier, et délivrer les prisonniers.

 

Un rassemblement est prévu à la chapelle St-Tremeur, près du logis de Coët-Codu, sur la commune de Langoëlan pour le 14 mai. La nouvelle parcourt le canton et tombe dans des oreilles indiscrètes. Un patriote décide d’en avertir le district de Rostrenen : il leur donne le lieu et du jour du rassemblement ainsi que l’objectif des brigands : la ville du Faouët. Il précise, aussi, qu’en cas de succès, ils ont prévu de remonter directement sur Rostrenen. Se sentant concernés par cette menace, les administrateurs décident d’avertir leurs collègues du Faouët et de lancer une opération combinée ; avec presque toute leur garnison, ils descendront sur Coët-Codu et y surprendront les chouans pendant que le Faouët remontra via le Merzer et les prendront en tenaille. Ils les informent aussi qu’ils perquisitionneront aussi le hameau du Merzer, qu’on dit être un dépôt d’armes, s’il est sur leur route. Il faut croire que les républicains de Rostrenen ne viennent pas souvent à LangoëlanDe plus le patriote-dénonciateur refuse de les accompagner : pas question de retourner là-bas et d’être enrôlé de force par les chouans.

 

Le message est aussitôt transmis par un cavalier qui arrive au Faouët le soir et l’opération doit avoir lieu le lendemain : l’administration a donc la nuit pour organiser la mission : c’est court. Ils nomment les citoyens Ropert et Le Jolis comme commissaires civils, qui doivent accompagner la troupe pour s’assurer de la légalité des opérations et en profiter pour rappeler la municipalité de Langoëlan à l’ordre. À tout hasard, le procureur-syndic envoie un message à Guémené pour demander le renfort de leur garde nationale. La petite expédition ne se met en route qu’à l’aube et arrivent aux environs de Langoëlan en milieu de matinée. Les soldats sont aux aguets. Soudain, un homme armé surgit sur la route et aperçoit la patrouille. Il prend aussitôt la fuite, poursuivi par un soldat détaché de la colonne. N’arrivant pas à rattraper le chouan, car s’en est un, le soldat fait feu et abat le fuyard. L’homme est mortellement blessé mais a le temps de déclarer qu’il est trop tard, que le rassemblement à la chapelle St-Tremeur a eu lieu tôt le matin, à h. On récupère le fusil sur le cadavre. Les commissaires sont inquiets. Avec l’expérience, ils savent que lorsqu’un rassemblement a lieu tôt le matin, et ne dure pas la journée, c’est qu’il s’agissait plutôt d’un regroupement de soldats avant une attaque sur un objectif précis. Dans le cas contraire, c’est un rassemblement festif durant lequel les chouans sont passés en revue, puis une Messe à lieu, ainsi qu’un banquet, des chants et des danses. Les bleus auraient préféré cette deuxième version, bien qu’ils aient été informés que les chouans allaient se porter sur le chef-lieu du district. En leur absence, la troupe qui leur a filée entre les doigts, pourrait se porter sur leurs arrières et tomber sur la ville sans défense.

Les officiers qui commandent la troupe décident malgré tout de rester et de perquisitionner le Merzer : ils savent bien que le hameau se trouve sur leur route contrairement aux républicains de Rostrenen. Ceux-ci ne se manifesteront pas de la journée : ils sont sans doute arrivés tant bien que mal à Coët-Codu et ont dû trouver la place vide.

 

Les bleus du Faouët vont fouiller le petit village pendant tout l’après-midi mais sans résultat. Soit la poudre et les armes sont bien cachés, soit les royalistes ont eut le temps de l’enlever et de la cacher ailleurs. A h du soir, la nouvelle tombe : les chouans sont descendus à Berné où avait lieu un plus vaste rassemblement de 700 chouans, vers midi. Dans deux heures, ils doivent passer à l’attaque du Faouët pour y délivrer Salvar et ses hommes. Les soldats républicains repartent à marche forcée vers la ville, espérant arriver à temps, bien qu’ils aient à parcourir près de 20 km. Ils peuvent toujours arriver à la fin des combats et faire pencher la balance en leur faveur.

 

Mais ce ne sera pas la peine car au chef-lieu district, les soldats républicains eurent l’idée de transférer les prisonniers, Salvar et son compagnon Le Bihannic, dans le corps-de-garde de la garnison pour les avoir sous la main. En cas d’attaque des chouans, ils prévoient de leur brûler la cervelle immédiatement. Cela leur fera au moins deux brigands de moins à combattre. Informé de cette « prise d’otages », les chouans renoncent à l’attaque. Dans cette guerre, tous les coups sont permis, surtout ceux manquants d’honneur. Louis Salvar sera envoyé à Port-Louis et fusillé."

 

                                                           Image (2)

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mardi 24 mars 2020

Remonter le temps avec des vues aériennes

Geoportail offre de nouveaux outils notamment un espace « remonter le temps » avec des vues aériennes. Les plus anciennes datent de 1948. La comparaison du Bourg à deux époques différentes (1950 – 2020) fait ressortir les évolutions au cours de ces 70 dernières années.

 

comparaison

On peut noter en premier lieu que l’étang (1 ) est complètement asséché et mis en culture. Toutefois, les contours de ses berges sont toujours visibles.

 Sur sa gauche, le nouveau cimetière (2) est aménagé sur 1/3 de sa surface. L’ancien est toujours en place autour de l’église (3). Occupant toute la partie sud de la place, il sera réduit plus tard.

 On peut voir la maison Haïk (4) avec son jardin devant la façade principale et son esplanade aménagée à l’arrière.

 Avant le remembrement, les alentours du Bourg étaient composés de nombreux champs clôturés de haies. La plupart ont disparu ou ont fusionné pour former des parcelles plus grandes.

 Il est intéressant de noter que pendant ces années d’après guerre, le village va considérablement évoluer en s’étendant vers le nord et le sud et en intégrant les hameaux de Lizouriet, Kerjouanno et Pontigo. Jusque là, le Bourg était concentré autour de l’église, sur une surface moindre.

comparaison coetcodu

Autre comparaison avec le bois de Coët-codu. Sur la photo datée de 1950, la partie sud-est (1) n’est pas boisée : ce sont des parcelles cultivées. L’ensemble du versant est est tout nouvellement boisé. La vieille forêt se trouve plutôt sur le versant opposé (2), nettement visible grâce à l’uniformité de son découpage.

 Au sud se trouve le manoir (3). Autrefois beaucoup moins enserré par la végétation qu’aujourd’hui, on remarque le magnifique jardin, visible sur la photo ci-dessous:

 

Coët codu en 1948

 

Au nord, le tracé de l’enceinte de Goh Castel (4) est bien visible.

Là encore, le paysage présente son visage de l’avant-remembrement avec de nombreuses parcelles clôturées de haies. Dans l’ensemble, la zone est moins boisée qu’aujourd’hui. Et elle l’était encore moins durant les siècles précédents.

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jeudi 5 mars 2020

Possessions et tenures de la seigneurie de Coëtcodu au XVIe siècle.

En reprenant l'aveu de 1576 de Louise de Talhouët, en charge de la seigneurie Coëtcodu, en attendant la majorité de son fils Louis du Fresnay, dans lequel sont recensés tous les biens attenants; il est facile de dresser une carte récapitulative. Les points rouges correspondent à une « tenure » c’est-à-dire un terrain confié par le seigneur à un propriétaire pour son exploitation, et les points bleus aux métairies relevant directement du domaine de la seigneurie.

 Les terres sont réparties sur les paroisses de Langoëlan, de Séglien et de Locmalo aux endroits suivants:

- Coëtcodu

- Penhoët

- Poulranet (disparu, autrefois près de Penfao)

- Le Bourg

- Brambily

- Croez-hent

- Kerbras

- St-Efflam

- Restermen

- Guernevé

- Guernevel

- Ty-Bol

-Guernedalen

- Purégan

- Kerhotten

- Kerstrat, St Germain (Séglien)

- Quémecallec (Séglien)

- Cadouer (Séglien, disparu)

- Manéguégan (Séglien)

- Penhos (Séglen)

- Stanguen (Séglien)

- Trémer (Séglien)

- Bransacer (Locmalo, disparu)

- Lanhouellec (Locmalo)

- Kerdivio (Ploërdut)

 

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vendredi 28 février 2020

Etymologie - Coët-Codu

Un bref article d’étymologie de l’abbé Le Gohébel paru dans un numéro de Bro Laoulan de l’année 1911 et qui pourrait aiguillonner les passionnés d’étymologie de la commune.

 « C’est pendant que la famille du Fresnaye possédait cette seigneurie que le nom de Bréman fut changé en celui de Coëtcodu. « Bois vieux et touffu aux sombres fourrés », tel est l’éthymologie du mot Coëtcodu d’après plusieurs. D’après les étymologistes bretons les plus sérieux, voici quel serait la véritable signification de ce mot :

Koët...bois

Co...abréviation et adoucissement de con ou kon : élévation, colline, montagne.

Du...noir

 D’où, Koëtcodu : bois de la colline ou montagne noire. »

 

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lundi 27 août 2018

Correspondance - Etat de siège de la ville de Guémené - 19 février 1796

Document conservé aux archives départementales du Morbihan - Côte L1911.


 

Correspondance Etat de siège de la ville de Guémené

30 pluviôse. An IV

 

Nous avons reçu citoyen, la seconde expedition des paquets qui furent enlevés à la hauteur de Scolpaut aux 40 grenadiers du 41e qui en étaient porteur. L'ordre formel du gouvernement est d'évacuer les petits cantonnements […] nous voyons les inconvénients qui résultent de la levée du cantonnement de Guémené(60 hommes)  mais cette mesure est prescrite par l'autorité supérieure.

Au district de Pontivy __________

 


 

blanc-bleu

 

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samedi 25 août 2018

L'église paroissiale St Barnabé en 1793

Un document conservé aux archives départementales du Morbihan1 nous en apprends beaucoup sur l'église St Barnabé située au centre du Bourg. Ce document est un « devis et procès-verbal pour la réparation du chœur […] de l'église. Demande faite par feu le recteur Le Gargasson succédé par Julien Mahéo au sieur Le Guyader procureur fiscal de Couetcodu ». Composé de deux feuillets on y trouve l'avis d'un expert mandaté par le procureur fiscal de la seigneurie de Coët-Codu pour évaluer le prix des travaux. Dans chaque paragraphe l'expert dresse une description complète de l'objet ou des parties de l'église nécessitant une réparation et il en annonce le coût. :

 

  • « Pavé en carreaux de pierre de grain, posé à chaux et sable ».

  • « Marche pied de l'autel composé de trois (paliers) le tout en planches ».

  • « Une porte pour aller du choeur à la sacristie [...]En bois avec son ventaux en assemblage, munies de deux ventures sur gonds, pour fermeture, une ferrure avec sa clef, le tout de fer sans autre ferrure […] hauteur de six pieds sur trois pieds ».

  • « Le vitrau du maistre autel dans le dit pignon ceintré avec deus colonnes et sculpture en rosettes […] neuf pommeaux à verres […} et qu'au lieu de verres peints qui le forme actuellement, on mit du verre blanc et ordinaire, en observant néanmoins à conserver les armoiries en verre peinte qui sont en haut du dit vitraux ». Il est fortement probable que les dites armoiries soit celle des seigneurs de Coëtcodu fondateur de l'église.

  • « Petit vitrau ceintré en taille, dans la costière du midi, composé de 6 panneaux à verre ordinaire en plombs avec treilly en bois ».

  • « Autre petit vitrau dans la costière au nord aussi ceintré en trailles et à verre en plomb sans treilly ».

  • « Maçonnerie qui consisten en un pignon, deux costière, avec deux arc boutant à chaque angle du pignon ».

  • « Pignon du devant, face exterieur avec deux arc boutant sur chacun un pilastre à flèche, entaillé et garni en chaux et sable dans les joints. »

  • « Retable adossé contre l'aiguille du dit pignon, »

  • « Charpente composé de 9 (illisible) avec leurs courbes chevrons et sablière, double rang de (illisible) »

  • « Sur la hauteur de sept pieds, en planche de boûts avec double corniches à chaque des dits boisure, le tout peints en gris, les scultpures, moulures et ornements dorés à chaque des dits boisure, quatre stales avec leur pied d'estal endroit sur quatre pieds de large, laquelle boisure que l'on nous a dit avoir été fait faire par les seigneurs de Coetcodu fondateur de la dite église ».

  • « Autel formé d'une pierre de taille avec un suc en maçonnerie carrée, le devant d'autel en planche d'assemblage à chaque bout un plastre peint en faux marbre rouge, le devant d'autel en blancs avec des fleurs en rouge et dans son milieu une croix de malte aussi peinte en rouge »

  • « Deux gradins de platres de chaque côté du tabernacle »

  • « Tabernacle en bois – pieds et dossiers en platres – niches – petites colonnes en marbres avec chapiteaux dorés. »

  • « Quatre nichettes de chaque côté du tabernacle. Côté évangile : statut de St Barnabé puis de la Ste Vierge. Côté épître : St Pierre puis St Jean ».

  • « Niche composées de six colonnes dont deux peintes en faux marbre noir et les autres en gris. Châpiteaux dorés, soubassement en bleus, corniches en rouges ».

 

Il manque certains mots mais dans l'ensemble ce document est ici fidèlement restitué. Une description vraiment exceptionnelle qui nous donne un aperçu, jusqu'alors inconnu, de l'intérieur de l'église paroissiale.

1Côte B4837 AD morbihan

 


 

                              EGLISE

 


 

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jeudi 23 août 2018

...Et apparu Louis-Toussaint Joseph Archin.

Les actes juridiques de la seigneurie de Coëtcodu conservés aux archives départementales du Morbihan1 nous révèlent le nom du dernier seigneur de Coëtcodu au sens où on l'entendait dans l'Ancien Régime. Il fut le dernier à exercer les prérogatives du seigneur. Il s'agit de Louis-Toussaint Joseph Archin né à Port-Louis en 1732 et mort en 1800. Son père était Joseph Archin de Soissons, trésorier des invalides à Vannes et sa mère Marine Anne Blanchart, dame de Keroman à Hennebont.

 

Il est mentionné dans un document  concernant la « Réception de François Philippe en l'office de sergent par Coëtcodu et Crenihuel » daté du 7 juin 1781. Le dernier texte portant mention de son nom date de 1789, les archives de la seigneurie finissant un an plus tard en 1790.

 

Citons la « Réception de François Philippe en l'office de sergent par Coëtcodu et Crenihuel » : « Monsieur le Sénéchal et seul juge des juridictions le Gruries de Coëtcodu – Langouellan, de Crenihuel.

Supplie humblement le Sieur François Philippe demeurant en la ville de Guéméné paroisse de Locmalo.

Disant qu'il a plut à haut et puissant messire Louis-Toussaint Joseph Archin, ancien comissaire, contrôleur de la marine au département de Lorient, seigneur chattelain de Coëtcodu – Langouellen, seigneur de Crenihuel, de Gornavec et plusieurs autres lieux, accorde au suppliant un mandement de l’État d'office de sergent de nos juridictions. » Autre le fait que ce document apporte un éclairage intéressant sur l'organisation juridique interne de la seigneurie, on y apprend qu'Archin fut un ancien commissaire et contrôleur de la marine à Lorient. A 13 ans il entra au bureau des classes de Port-Louis (nouvellement crée à cette époque) par faveur du ministre de la marine, le comte de Maurepas, accordée à son père qui avait exercé la fonction de trésorier des invalides à Port-Louis. Archin devint commis aux écritures en 1752. En juin 1755, son père décéda et l'emploi vacant de trésorier des invalides fut confié à son fils pour que permettre à celui-ci de subsister aux besoins de la famille : une veuve et trois sœurs. Étant décrit comme quelqu'un de capable,intelligent et avec de l’expérience il obtint le grade d'écrivain ordinaire. De 1759 à 1760 il quitta l'arsenal de Port-Louis et fut affecté à un cours séjour à Vannes. En 1761, le nombre d'employés aux département des écritures fut réduit et Archin risqua de perdre sa place après 17 ans de bons et loyaux services reconnus 2. Après avoir écrit plusieurs suppliques il se rendit à Paris en mai 1762 et rencontre le ministre Choiseul. Archin sollicita auprès de lui un emploi dans un autre port ou dans les colonies. Ce à quoi le ministre lui répondit qu'il ne lui avait pas fait versé de pension car il comptait le rappeler à la première occasion. Il le chargea de l’expédition des comptes du feu trésorier de marine de Port-Louis. En 1776, par ordonnance du roi, la place de contrôleur général de Lorient fut supprimé et les départements de Lorient et Brest fusionnés. Louis-Toussaint Joseph Archin fut réformé avec une pension de 2000 livres3. Il garda toutefois la place de trésorier des invalides. Il fut maintenu en place au début de la Révolution mais en 1793, on lui refusa un certificat de civisme ce qui permit son renvoi. L'administration le considéra comme « un vieillard opposé au régime actuel 4». Il prit donc sa retraite dans une de ses propriétés à Port-Louis .

 

Au vu de son activité à Port-Louis et ailleurs, on peut sérieusement penser qu'Archin passa très peu de temps dans sa propriété de Coëtcodu. La tendance était prise : Coëtcodu devint une résidence secondaire pour des notables fortunés : notaire, médecin...

 

                                                  Blason_Claude_de_France_avant_1514 

 

1B – 4838 AD

2MARC/C/7/7, dossier 30 Archin (Louis-Toussaint Joseph), né en 1732, mort en 1800, commissaire ordinaire de la Marine puis trésorier des Invalides à Lorient.

3A peu près 2500 €

4MARC/C/7/7, dossier 30 Archin (Louis-Toussaint Joseph), né en 1732, mort en 1800, commissaire ordinaire de la Marine puis trésorier des Invalides à Lorient. Lettre du 23 avril 1793.

 

signature de LTJ Archin

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mardi 29 août 2017

Ouverture de la boutique en ligne

Bonjour à tous!

 

L'impression de mon livre est lancée. Il sortira la semaine prochaine mais il est déjà en vente sur la nouvelle boutique en ligne du blog. Le prix du livre est de 10€. Je remercie les donateurs qui ont permis en si peu de temps de concrétiser ce projet. 

Vous pouvez pré-commander le livre directement ici.

 

Un grand merci à tous pour votre soutien et votre fidélité!


 

Copie de file000324

 

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